Le Privilège Anglo des Québécois

Depuis toujours, on présente Montréal avec une tension linguistique anglais/français qu’on aime souvent rebaptiser « diversité ». Plus que jamais, cette tension fait les manchettes et inquiètent les Québécois (67% se disent très inquiets). En effet, on note une une « dé-francisation » rapide de la ville de Montréal. En gros, les gens qui viennent habiter Montréal, de partout à travers le monde, dans une proportion inquiétante, ne parle pas et n’apprendront pas le français. Dans la mentalité actuelle « ouverte sur le monde », les gens qui ne parlent pas français au Québec s’attendent quand même à pouvoir être servi en anglais, langue mondiale, même au gouvernement. À l’échelle d’un gouvernement gros aussi que le gouvernement du Québec, cette traduction de tous les services présente un coût pour les contribuables québécois.



Des centaines de millions de dollars, provenant des impôts des Québécois, sont dépensés annuellement au Québec afin d’offrir des services en anglais alors que le Québec est officiellement unilingue francophone et que les Québécois sont francophones et définis culturellement par cette caractéristique.


Une tendance bilingue qu’on ne retrouve nulle part ailleurs au Canada


À Toronto, à Vancouver, la population canadienne n'est pas requise de pouvoir servir automatiquement les gens en français comme à Montréal. En fait, même si l’Ontario possède une population francophone supérieure à la population anglophone du Québec, Toronto est totalement anglophone au niveau de la langue commune et officielle. Pire, l'Ontario a récemment coupé le financement de la seule université francophone de la province et a éliminé le commissaire des services en français.


Ontario Premier Doug Ford announced his government would cancel a project to build a French-language university in Toronto and would be eliminating the position of a French language services commissioner.”https://www.cbc.ca/news/politics/trudeau-concern-french-services-ontario-von-scheel-1.4910763



Pourtant au Québec, le gouvernement fait tout le contraire. En effet, systémiquement, à l'échelle budgétaire, le gouvernement Québécois, avec l'argent des Québécois, dépensent plus dans l'éducation et dans la santé qui fréquentent le réseau anglophonne. Pire, celui-ci leur offre aussi de meilleures installations avec une localisation dans la ville fort supérieure aux mêmes établissements dans le système francophone.


Des proportions budgétaires allouées sur la base de la langue qui laissent pantoises.


Même si le système francophone est, à la base, une institution qui a permis l’institution et l’épanouissement de la culture québécoise, le gouvernement investi plus proportionnellement dans le système anglophone avec l'argent des Québécois. C'est une inégalité systémique. Car ce n'est pas la population anglophone qui est a décrié mais le système qui l'avantage induement. Ainsi, même si la population anglophone est en baisse sous les 10%, les universités et les hôpitaux anglophones reçoivent autour de 30% du budget des impôts des Québécois. C’est ainsi dire que le gouvernement Québécois investit plus dans la santé et dans l’éducation des élèves ou patients fréquentant le système anglophone que ceux qui fréquentent le sytème francophone.

Systémiquement, au Québec, un citoyen qui fréquente le système anglophone reçoit plus du gouvernement Québécois qu'un citoyen qui fréquente le système francophone. L'anglicisation de Montréal, c'est d'abord la faute du gouvernement québécois et ce, même si ça apparait choquant!

Une traduction qui coûte chère aux Québécois


Traduire systématique les services provinciaux en anglais (comme c’est le cas pour le Québec) coûte cher (des milliards de dollars). Les autres provinces ne traduisent pas leur gouvernement en français. En effet, hormis les services fédéraux, les autres provinces offrent des services uniquement en anglais (hormis dans une partie de l’Ontario près du Québec et au Nouveau-Brunswick). Bon an, mal an, cette traduction systématique de tous documents québécois pour offrir des services en anglais coûte des centaines de millions de dollars aux contribuables québécois. L'argent des Québécois pourrait être ré-investi ailleurs.


Combien de millions les Québécois veulent-ils dépenser simplement pour conserver le privilège de pouvoir une clientèle en anglais PARTOUT au Québec?





Une conclusion qui dérange


En conclusion, on parle beaucoup des inégalités sociales au Québec. Toute injustice a le droit d’être soulevée. Mais osera-t-on parlé d’injustice systémique typiquement québécoise : au niveau de la langue? Ainsi, dans quelle mesure, la société québécoise est égalitaire et totalement dénuée de privilège lorsqu’on sait que les Québécois dépensent plus (des milliards chaque année depuis plus de 60 ans) par « clients » pour servir les gens en anglais alors que le Québec est officiellement francophone. Le gouvernement Québécois investi par patients ou élèves dans les instistution anglophonnes en leur offrant aussi les meilleurs emplacement dans la ville. Systémiquement, ce n'est pas juste!


Sachant que Montréal s'anglicise à cause du gouvernement Québécois, combien de temps allons-nous accepter, en tant que société, de financer la disparition du français à Montréal? Sommes-nous trop gentils, voire bonaces d’allouer autant d’argent pour offrir des services en anglais? Allons-nous continuer de payer éternellement et d'offrir nos meilleurs espaces aux autres? Nous pensons que poser la question, c’est y répondre. Donc, oui, nous sommes trop gentils et que non, nous devons arrêter de payer pour notre disparition. C'est peut-être dur à entendre, mais c'est nécesssaire pour les choses changent et que Montréal et son unicité francophone rayonne. NOUS SOMMES LA MÉTROPOLE FRANCOPHONE DES AMÉRIQUES!

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